Financement éducation RDC

Financement de l’éducation : participation active du Ministre d’État Marc Ekila

Du 28 au 30 avril 2026, la ville de Kinshasa accueille les travaux du segment politique de haut niveau consacré au financement du secteur de l’éducation et de la formation en République Démocratique du Congo. La cérémonie d’ouverture a été présidée par la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, en présence de plusieurs membres du Gouvernement.



Placées sous le thème « Un système éducatif à la croisée des chemins : l’heure des choix structurants », ces assises offrent l’opportunité de dresser le bilan des avancées enregistrées entre 2016 et 2026, notamment la mise en œuvre de la gratuité de l’enseignement primaire, qui a permis à des millions d’enfants d’accéder à l’école. Toutefois, les défis restent importants, notamment en matière d’infrastructures, de conditions de travail des enseignants et de qualité de l’enseignement.

Pour la période 2026-2030, les orientations stratégiques mettent un accent particulier sur l’amélioration de la qualité du système éducatif, avec une perspective d’extension progressive de la gratuité au niveau secondaire, en tenant compte des contraintes budgétaires.

Dans ce contexte, la formation professionnelle est identifiée comme un levier essentiel de développement économique et social. Les réflexions engagées visent à renforcer son rôle dans l’employabilité des jeunes à travers plusieurs axes prioritaires, notamment le développement de l’alternance, la consolidation des partenariats avec les entreprises, la certification des compétences, ainsi que l’adaptation des filières de formation aux secteurs porteurs tels que les mines, l’agriculture, l’énergie et le numérique.



Intervenant lors du Panel 3 consacré à la formation professionnelle, à l’éducation non formelle et à l’employabilité des jeunes, le Ministre d’État, Ministre de la Formation Professionnelle, Maître Marc Ekila Likombo, a plaidé pour une prise en compte accrue de ce secteur dans les politiques publiques. Il a insisté sur la nécessité de repositionner la formation professionnelle comme un véritable moteur de productivité et de création d’emplois.



Le Ministre d’État a également rappelé les défis budgétaires auxquels fait face le secteur, qui ne bénéficie actuellement que de 0,22 % du budget national, avec un taux d’exécution limité. Une situation préoccupante, alors même que plus de 80 % de la population active évolue dans le secteur informel.

Cette rencontre de haut niveau constitue ainsi une étape importante dans la définition des politiques éducatives et de formation pour les prochaines années, avec pour ambition de bâtir un système de compétences adapté aux besoins réels de l’économie congolaise.

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